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A Messieurs CARLOS ALBISSO ET ALESSNDRO, A MADAME ANA GOMES Objet : Situation Politique réelle au Cabinda Chers Observateurs, En sa qualité de représentant politique du Peuple Cabindais et de ses intérêts suprêmes, Le Front de Libération de l'Etat du Cabinda profite de la présence des observateurs européens aux élections législatives angolaises de faire parvenir a votre spécial attention, une synthèse sur la véritable situation politique dans le territoire du Cabinda. 1- INTRODUCTION L'Afrique est un continent ou l'histoire de toutes ses populations, y compris celle de l'Angola et du Cabinda se croise et se fond dans sa diversité extrinsèque une base de solidarité internationale. Ainsi donc le Cabinda et l'Angola constituent deux anciennes colonies portugaise, la première un protectorat depuis 1885, constitutionnellement reconnu et inscrit comme dans la charte africaine de décolonisation comme le 39eme état africain, et la seconde , une colonie depuis 1482, et inscrit comme le 35eme état africain. L'Angola est un de ses processus de décolonisation bien réussit grâce a l'implication des pays membres des nations unies. Entre les innombrables problèmes jusqu'aujourd'hui sans solution, figurent le cas du territoire de Cabinda. Ce n'est pas pour une simple raison de routine qu'une fois de plus nous voulons questionner les pages d'une vielle histoire pourtant connu des plus grands dirigeants de la communauté européenne. Le problème du Cabinda dépasse l'image déformée qui lui est simplement attribué sur l'influence de l'Angola, à savoir celle d'une rébellion avide de pouvoir et excité par ses ambitions injustifiées. Or, contrairement à cela, le problème du Cabinda exprime l'âme d'un peuple opprimé qui lance un cri pathétique et revendique auprès de la communauté internationale et particulièrement à l'Union Européenne, son droit légitime et inaliénable à l' autodétermination. Notre objectif dans ce mémorandum n'est pas de raconter de simples faits du passé, mais de présenter sincèrement et politiquement une situation qui doit mériter plus d'attention que d'indifférence de la part de toutes les nations aimants la paix, la justice et la liberté. 2- GENERALITÉES Enregistré et reconnu comme le 39eme territoire africain à décoloniser par l'OUA, dans les années 60, le Cabinda compte a peu près 650.000 habitants entre lesquels ¾ sont en exil dans les pays voisins, et ailleurs. Ce territoire estimé de 10.000 km2 est situé entre la République Démocratique du Congo et par la le Congo Brazzaville, du nord à l'occident par l'océan atlantique. Il est séparé de l'Angola par une bande océane de 65 Km de la république démocratique du Congo. Le Cabinda et l'Angola ont été deux colonies portugaises séparés l'une de l'autre et distantes historique, géographique et juridiquement jusqu'en 1975.En pleine guerre froide, la révolution des œillets à Lisbonne qui culmina par la chute du dictateur Salazar a eu comme effet immédiat le démantèlement de l'empire colonial portugais et comme conséquence la décolonisation de l'Angola, du Mozambique, du Cap Vert, de la Guinée Bissau et de Sao Tomé et Principe. Malgré la mention faite initialement de reconnaître le droit à l'autodétermination du peuple Cabindais, et en invitant ses représentants à Lisbonne mais en réalité sous l'influence de l'idéologie et des intérêts communistes du Portugal, dirigé par un gouvernement communiste, le Portugal s'entend avec les trois mouvements angolais, le MPLA, UNITA et le FNLA, et signe avec eux les accords d'Alvor qui annexent unilatéralement le territoire du Cabinda à l'Angola sans aucune consultation anticipée de la population Cabindaise représenté à l'intérieur. Les accords d'Alvor, violés et invalidés par les signataires conformément au Décret Loi n° 458-A/75 du 22 Août 1975 sous les auspices du général Costa Gomes, avaient suscité un climat de confusion politique et de confrontation armée qui permis au MPLA l'invasion et l'occupation militaire du territoire de Cabinda dans son ensemble avec l'aide des Russes et des Cubains. Ainsi, légalement parlant, rien ne justifie l'occupation du Cabinda par l'Angola sinon une simple escroquerie manifestée. Depuis là, et sous l'avant garde du FLEC, le peuple Cabindais a pris les armes pour défendre son territoire et ses droits inaliénables, légitimant ainsi sa lutte de libération contre l'occupation et la colonisation selon la résolution 1514, du 14 décembre 1960 des nations unies, sur la concession des indépendances aux pays et peuples coloniaux. 3- SITUATION ACTUELLE A L'INTERIEUR DU CABINDA 3-1 SITUATION POLITICO - MILITAIRE La guerre continue et est imposé par le gouvernement de l'Angola obstiné à la recherche d'une solution militaire au problème du Cabinda. Jusque là, la tension est vive et palpable dans la territoire du Cabinda. La population de Cabinda assiste avec inquiétude à l'arrivée nocturne des renforts militaires de l'Angola pour le Cabinda. Les nouveaux contingents militaires ainsi que les anciens ont été déplacé ce dernier temps dans les centres urbains et à l'intérieur des forets , loin des regards des étrangers avec comme objectif de présenter une image de paix ou d'un terrain démilitariser aux yeux des observateurs européens. Le chargement de matériel belliqueux et le contingent chinois récemment arrivé au Cabinda via Pointe-Noire ne sont pas visibles sur le terrain et, cela à la lumière de la stratégie citée. Malgré tout la présence militaire Chinoise suscite beaucoup d'interrogations au sein de l'opinion Cabindaise, précisément sur la mission de ce nouveau dans un petit territoire déjà occupé par près de 45.000 soldats. Par conséquent, la présence militaire disproportionnée de l'Angola au Cabinda ne peut pas entre comprise comme une attitude de paix ni tant peu comme une volonté politique de la part du gouvernement angolais pour la recherche d'une solution politique négociée au conflit existant. 3-2 A PROPOS DES ELECTIONS ANGOLISES Le territoire du Cabinda connaît une réalité politique spécifique incompatible avec le processus électoral angolais. Le Cabinda est un territoire, un peuple, une culture, une histoire enfin une réalité distinct et séparer de l'Angola. Premièrement le peuple de Cabinda demande que soit organisé des négociations franches, ouvertes et inclusives qui pourraient mettre les Cabindais et angolais autours d'une table en présence des observateurs internationaux afin de chercher ensemble une solution négociée pour le futur statut politique du Cabinda. Le peuple Cabindais prétend s'organiser librement afin de créer ses propres institutions souveraines qui seront chargé de décider et organiser ses élections cabindaises libres et justes et faire le choix de la nature de coopération en co-existence pacifique entre le Cabinda et l'Angola. En conséquence, pour le peuple Cabindais et le FLEC, imposer les élections au Cabinda s'est mettre la charrue devant les bœufs. Pour le peuple du Cabinda et le FLEC, la participation du Cabinda aux élections angolaises est interpréter comme étant un acte qui légitime d'un coté l'occupation illégale et unilatéral angolais du territoire de Cabinda qui arriva depuis 1974 et d'un autre coté, le boycott du mémorandum d'entente pour l'intégration du Cabinda a l'Angola signé le 1er août 2006à Namibe entre Bento Bembé et le gouvernement Angolais. 3-3 LA REPRESSION POLITIQUE CONTRE LES POPULATIONS SANS DEFENSE Ayan connu les mêmes afflictions coloniales avec nous, les autorités angolaises agissent comme des nouveaux colonisateurs du peuple Cabindais dans sa propre terre. Chaque jour qui passe est un calvaire pour ses populations sans défense. Le Cabinda traverse réellement les moments les plus durs et dramatiques de son histoire face à cette cruelle occupation dont il est victime depuis pratiquement trois décennies et demie. A l'intérieur du Cabinda, l'offensive généralisée engagé par les forces occupantes au long des dernières six années avec l'objectif d'arrêter par la force des armes les revendications politiques cabindaises a redoubler le climat de répression politique et policière contre les populations de plus en plus mécontentes de la présence angolaise qu'elles considèrent occupante et oppressive. Les poursuites et les détentions arbitraires ont atteint des niveaux alarmantes depuis la signature du mémorandum d'entente entre Bento Bembé, dissident du FLEC et ancien président du Forum Cabinda pour le Dialogue et le gouvernement angolais et d'un autre coté depuis la suspension de l'association civique « MPALBANDA », l'unique organisation civile de défense des droits de l'homme. Les atrocités contre la population se sont intensifiées depuis la publication du manifeste de la conscience de la nation Cabindaise du 10 janvier, par les intellectuels Cabindais. ET soulignons aussi que Cabindais est la région en Angola la plus militarisée avec une très grande densité des effectifs militaires des différents services de défense et de sécurité par Km2. La tension a augmentée à l'intérieur profond a cause des attaques successives menées par les forces nationalistes du FLEC qui ne considèrent pas le memoradum rejeté et boycotter par tout le peuple du Cabinda. Le 26.12.2007,à cause de la mort d'un citoyen brésilien victime d'une attaque de la guérilla, tous les habitants de Inhuca sans distinction d'ages et de sexe, ont souffert une détention en masse et conduit dans des véhicules militaires jusqu'au lieu de l'attaque à Safica ou ils ont subi des tortures et interrogatoires musclées. Plusieurs misons et établissements commerciaux ont été pillé dans les villages de Conde, Conde Pequeno, Tando Malele, Chimpemb et Amaro Tati. La nuit tous les détenus ont été libérés sur instructions supérieures. Les villages de Ncuto, une région de grande influence du FLEC, ont connu des innombrables actes de représailles de la part des forces angolaises. Samedi le 29.12.2007 trois citoyens du village de Seva de noms Martins Yanga, André Nduli et Leao, ont été arrêté par les FAA sur l'accusation d'avoir participer a une attaque du FLEC qui a fait beaucoup de victimes dans les rangs les FAA. Ces derniers seront mis en liberté quatre semaines plis tard. Durant cette vague de arrestations arbitraires beaucoup des civils seront arrêtés et torturé comme Gabriel Puati, 24 ans ? Alexandre Mavungo, 70 ans, ce dernier chef du village et père de trois enfants, Cesar Ngimbi, Teresa Nsuami, 35 ans, Antonio Chibilica, 45 ans et Willy 15 ans. A peine Gabriel Puati est mort par la torture et sans jugement tout le village est resté en état de arrestation durant deux mois avant d'être mis en liberté. Le 28.01.2008 a eu lieu quatre arrestations au village de Seva- Fazenda. Il s'agissait de JOAO Luemba Mateus, chef du village, et Natalicio Mbatchi, Horacio Nzau et Carol. 25.03.2008 durant un cycle d'activité de pèlerinage dans la périphérie de Tchiowa, 5000 chrétiens catholiques de l'église LUBUNDUNU ont commencé une marche solennelle pour la paques de Santa Catarina jusqu'à San Tiago. Arrivé a un certain niveau du parcours la manifestation a été pris dans une embuscade de près de 80 éléments de la police sous le commandement de OLIVEIRA SILVA, qui a pris d'assaut les pacifistes manifestants. Malgré la justification légale de la manifestation, elle a été suspendue et les populations arrêtés en masse. Pendant que Luis Avellino Yebo et Xavier Soca, guides des manifestants étaient acheminés pour des investigations à la direction de la police, tout les fidels, entre lesquels hommes, femmes et enfants ont été maintenu durant cinq heures à San Pedro en plein soleil tropical de 13 heures a 17 heures avant d'être relaxés. Du 02.03 au 04.04.2008 trois citoyens Cabindais, de nom Joao Mombo 55 ans Chef du village de Micuma I avec son fils de 18 ans Zacaria Mombo ainsi que Marcos Lubuca 35 ans tous habitants du même village ont été arrêté, passer à tabac et torturé mortellement par des éléments des FAA à cause des escarmouches entre les forces gouvernementales et les forces du FLEC. Ensuite ils ont été transféré a Dinge ou ils étaient porté disparu après avoir transité par les camps militaires de Loma et de Caio à Buco Zau une des trois régions plus au nord du territoire du Cabinda. Ce cadre inquiétant est pire à l'intérieur du Cabinda, spécialement dans les zones rurales ou les actes barbarie sont devenu monnaie courante au quotidien, violation de mineurs et des femmes mariées,une des armes de guerre utilisées par les FAA, exécutions sommaires des Cabindais par leurs opinions politiques, arrestations arbitraires et extra judiciaires, injustices et inégalités sociales, appauvrissement intentionnel des populations locales dans le but de les maintenir dans la dépendance, corruption généralisé, achat des consciences de certains Cabindais pour des fins politiques au bénéfice du MPLA, interdiction aux habitants des villages de faire des travaux champêtres sous prétexte de ravitailler la résistance. La situation se présente plus grave encore avec la destruction intentionnel et progressive de la civilisation Cabindaise menacé de disparition totale. L'identité culturelle du Cabinda connaît une insécurité face au comportement musclé des FAA qui ne respectent pas les uses et coutumes des autochtones atteignant volontairement les valeurs et symboles du patrimoine culturel Cabindais. Même l'église locale souffre de l'influence des divisions politiques au bénéfice du MPLA. Ces faits sont passé sous silence pour être ignorer dehors grâce a l'interdiction formel des journalistes étrangers de faire librement des reportages sur la vie au Cabinda. Seulement ces faits en premières lignes entres d'autres du drame donnent une certaine idée du joug auquel sont soumis les pacifiques populations du Cabinda. 4 - SITUATION ACTUELLE A L'EXTERIEUR DU CABINDA A l'extérieur du Cabinda, principalement dans les pays limitrophes ou les réfugiés Cabindais connaissent aussi un grand problème de sécurité malgré le fait de résider dans les camps construits par le HCR. L'inquiétude des réfugiés grandis avec les successifs rapts directs ou indirects orchestrés par la demande expresse des services de sécurités angolais et , pire encore avec l'absence de protection tant des pays hôtes comme des organismes humanitaires internationaux. Beaucoup des rapts ont été perpétrés avant et après les années 2007. Nous allons ici cités quelques faits principaux. Le 15.02.2005, Alexandre Batche, réfugié de Cabinda a été rapté à Boma, bas fleuve en RDC et extradé en Angola sur demande des services spéciaux de l'Angola. Le 17.05.2007, Kiminu Sassa, également réfugié, a souffert un rapt à Tshela en RDC et transféré de force aux services de sécurité Angolaise. Le 16.11.2007 plus de quatre réfugiés Cabindais, entre lesquels Cristiano de Jésus Mavungo, Francisco Taba, Daniel Sumbo et José Puanha ont été victime des mêmes opérations dans les camps des réfugiés de Seke Zole, secteur de Mbudndi territoire de Seke Banza, un camp sous administration DU HCR et transféré à la prison en Angola après avoir transité par Matadi, capital du Bas Congo en RDC. De l'autre coté de Pointe-Noire au Congo Brazzaville,ont eu lieu trois arrestations, nommément les réfugiés Manuel Maria Gomes, Pedro Sambo Mangovo et Joao Pedro Gomes sur convocation des autorités congolaises. Le fait a eu lieu le 20 Mars 2008, ignorant ainsi le sort qui leurs au réservé. 05.04.2008 Jorge Fernando également réfugié résidant à Tchintanzi, village frontalier avec le Cabinda, fut arrêté par des éléments de la police congolaise et en accord avec des témoins, a été conduit a Pointe-Noire ou il serait détenu par la sécurité. C es arrestations et rapts s'opèrent dans la cadre d'une véritable « chasse à l'homme » contre les Cabindais vivant tant dans les centres urbains comme en province, qui se refusent d'adhérer au processus de paix signé par Bento, malgré son impopularité et le manque de représentativité au sein de la population ou purement et simplement ceux qui refusent de se faire rapatrier malgré l'instabilité politico-militaire régnant encore au Cabinda. On peut s'imaginer dans quel climat d'inquiétude et d'agitation que vivent les réfugiés Cabindais dans ses pays ou ils ne bénéficient ni de la protection au quelle ils ont droit en rapport avec le droit humanitaire international et de la déclaration universelle des droits de l'homme. Ainsi, le peuple Cabindais cherche a savoir s'il y a un peuple dans ce monde indiqué à croiser les bras devant une telle oppression. 5. PLUSIEURS TENTATIVES DE PACIFICATION NON REUSSI Plusieurs tentatives de pacification ont échouées par manque de volonté politique de la part du gouvernement angolais. Comment cette politique angolaise entretenant des divisions au sein des Cabindais a chaque étape des négociations avec pour objectif de réduire la partie Cabindaise à de ridicule condition d'interlocuteur valable ? Les Cabindais ont suffisamment de maturité pour comprendre et argumenter que tout dépend du gouvernement angolais de , faciliter l'approche et l'harmonie Cabindaise à la recherche d'un interlocuteur unique, comme ont agit les colonisateurs portugais à Alvor avec les trois mouvements angolais de libération (MPLA, FNLA, UNITA) durant la période de transition. Tant à l'époque du cessez le feu provisoire de Safica (1985) sous les auspices des autorités Cubaines suivis d'une série des conversations à Brazzaville et à Pointe-Noire en République du Congo Brazzaville, comme durant les réunions de 1994 de Paris (France) et celles de 1996 à Libreville (Gabon) entre le FLEC-FAC et le gouvernement Angolais, Luanda na pas évolué dans ses vieilles habitudes de parti unique à savoir : pensée unique, arrogance, intransigeance politique, incapacité d'écouter les autres, monopole du dossier Cabindais sous manipulation au bénéfice du MPLA, non respect des opinions ni des Cabindais ni de l'opposition angolaise ni tant peu de la société civile angolaise. Les autorités angolaises persistent, d'un coté dans la violence armée et dans la répression policière et de l'autre dans les habitudes masquées qui dominent dans les négociations. Cette méthode vise a peine la fin des hostilités et non une véritable solution politique pouvant rendre la dignité à l'homme Cabindais ou sinon reconnaître son droit à l'auto détermination consacré dans la charte des nations unies, dans son préambule, article 55, dont l'application, après la seconde guerre mondiale,a donné naissance a plusieurs états en Asie et en Afrique. La déclaration universelle des droits de l'homme et la charte africaine des droits de l'homme et des peuples dans ses articles 19à 26 renforce cette disposition. Le FLEC pense que avec cette grande intransigeante politique, L Angola encourage seulement la résistance Cabindaise et fait perdurer un des plus vieux conflits armés du continent en courant le risque de le domestiquer et de le transformer en une véritable bombe a retardement. En réalité la résistance Cabindaise devient un problème de générations, et l'idéal des Cabindais ne mourra pas comme meurent t les Cabindais par les bombes angolaises. 6. CONCLUSION 7. Les deux peuples, Cabindais et Angolais sont passés dans les mêmes douleurs et afflictions coloniales ; ils peuvent avec courage choisir la voie de la paix pour mettre fin au vieux conflit qui les opposent au lieu de errer dans la logique de guerre comme se comporte jusque maintenant le gouvernement angolais. Une solution pacifique n'est pas certainement impossible des lors qu'on tienne en compte les revendications pacifiques du peuple Cabindais. Le peuple Cabindais aspire a l'exercice de son droit légitime à l'auto détermination. Que lui soit permise la possibilité de se prononcer sur ses opinions et sa volonté, par ce que le drame Cabindais est un problème de vie et de survie des hommes, d'un peuple. Il ne pourra y avoir une solution par imposition des armes. Le Peuple du Cabinda a droit à l'existence, à l'expression et à l'émancipation, ce qui est le droit de choisir son modus vivendi. Il doit décider seul pour son destin dans un grand ensemble afin de contribuer librement au développement de son territoire, du continent et du monde. En conformité avec les aspirations légitimes du peuple Cabindais, le FLEC profite de la présence des observateurs européens pour envoyer le présent message a tout les pays européens afin de créer une conjoncture politique et diplomatique favorable au retour immédiat à la tables de négociations sur le futur politique du territoire de Cabinda. Voila ici quelques lignes fortes susceptibles de restaurer et de faciliter la confiance politique entre Cabindais et Angolais. A L'INTENTION DE LA COMMUNUTÉ INTERNATIONALE D'assumer ses responsabilités afin de mettre un terme a la mort des Cabindais et des Angolais qui ont le droit à l'existence, à la liberté et à la paix étant donné que la meilleure richesse en Afrique et dans le monde est au dessus de toutes les ressources humaines bien réalisé et nullement le sous sol. De créer et envoyer une commission indépendante destinée à enquêter librement sur la situation politique, sociale et-socio-economique dans toute l'étendu du territoire de Cabinda. Veiller au respect et à l'application des droits du peuple Cabindais en commençant par son auto détermination, comme a été reconnu récemment le peuple Timorais et du Kosovo. Dans l'expectative il y a également les peuples separatistes du Kascchimir et de Georgie. A L'INTENTION DE LA COMMUNUTÉ EUROPEENNE, EN PARTICULIER « Dans ce monde on ne peut pas défendre sa propre liberté sans défendre celle des autres » extrait de la déclaration de Clarence Darrow,un illustre avocat américain devenu célèbre par son œuvre , « Le Procès Macaque » sur les origines de l'homme. Il n'y a pas de grand conflit ni de petit quand ils meurent des gens. Le FLEC et le peuple du Cabinda compte beaucoup sur l'intervention de l'Union Européenne et croit que le temps est arrivé pour que le Problème du Cabinda soit l'objet d'un examen responsable dans les prochains sommets de l'Union Européen afin d'aider les Cabindais et les angolais a suivre courageusement la voie du dialogue et construire un futur acceptable pour tous. A L'INTENTION DES PAYS VOISINS Le FLEC ne doit pas être jugé ni aujourd'hui ou demain comme une menace pour ses voisins, par ce que il reste Fidel a ses principes traditionnels de non ingérence dans les affaires intérieurs des autres pays, malgré les efforts de diabolisations indirectement orchestré par l'Angola avec les fausses accusations d'ingérence du FLEC dans les derniers événements en RDC, précisément dans l'affaire DU Bas CONGO (Bundu dia Kongo) Le FLEC est prêt a consentir d'autres sacrifices pour sauvegarder la stabilité frontalière des pays voisins. Mais cependant l'instabilité quotidienne au Cabinda a toujours des répercutions négatives dans les pays voisins, surtout le poids des réfugiés avec toute ses conséquences. Il est de l'intérêt des voisins avec lesquels nous partageons les frontières communes et aussi les mêmes cultures de peser en grande mesure dans le processus de pacification définitif du territoire du Cabinda. Cela par ce que les pays voisins du Cabinda sont appelés de se mettre au milieu du village de manière a s'impliquer en toute impartialité afin d'aider les deux peuples en conflit a construire la paix définitive dans la co- existence pacifique qui contribuera à la reconstruction de la sous- région. A L'INTENTION DU GOUVERNEMENT ANGOLAIS Le peuple Cabindais ose croire que d'ici et au-delà, le gouvernement angolais fera preuve de volonté politique afin de créer un climat de pacification précurseur pour l'organisation d'un dialogue sincère, transparent, frac et inclusive sur le futur politique du Cabinda. Quelques signaux de transparence destiné a convaincre l'opinion publique tant Cabindaise comme internationale sont attendu de la part du pouvoir politique angolais, a savoir ; - Libérer tout les Cabindais détenus dans les centres des réfugies des pays voisins et rapatrier de force et transférer dans les camps de concentration de Yabi, au sud de cabinda. - Libérer tout les prisonniers Cabindais d'opinion. - Suspendre toute sorte de poursuites politiques contre les Cabindais à cause de leurs opinions politiques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Cabinda. - Lever toute mesure d'interdiction qui pèse jusque là contre le MPALBANDA - Suspendre toute forme de répression politique contre les populations à l'intérieur du Cabinda. - Faciliter la rencontre des Cabindais de toutes les tendances appelées à s'organiser afin de créer une plate forme unique de négociation avec l'Angola. - Reconnaître la partie Cabindaise et créer un cadre politique, juridique et diplomatique propre a l'organisation d'un dialogue sincère, franc, transparent et inclusif. Signé par le Vice Président du Flec et Chef d'etat Major Général des FAC Mr Alexndre Tati BUILO ESTANISLAU M. BOMA Vice-Président du FLEC Secretaire d'etat la Defense _____________________________________________________________________ Version Portugaise A FLEC ENTREGOU UM MANIFESTO AOS OBSERVADORES EUROPPENS EM CABINDA DURANTE A PERTURBAÇÃO DA CAMPANHA ELEITORAL DOS ANGOLANOS. Aos Senhores CARLOS ALBISSO e ALESSANDRO GEORI, e A Senhora Ana Gomes Observadores da União Europeia em Cabinda Objecto: Situação Política Real em Cabinda Estimados Observadores, Na qualidade de representante político do Povo de Cabinda e dos seus interesses suprêmos, a Frente de Libertação do Estado de Cabinda aproveita a estadia dos observadores europeus às legislativas angolanas para fazer à vossa especial atenção uma síntese sobre a verdadeira situação política no território de Cabinda. 1- INTRODUÇÃO A África é um continente onde a história de todas as suas populações , inclusivamente as de Angola e de Cabinda, interliga-se, cruza-se e funda na sua diversidade extrínseca uma base de solidariedade internacional. Assim Cabinda e Angola constituem duas antigas possessões colonias portuguesas, a primeira um protectorado, desde 1885, constitucionalmente reconhecida e inscrita na Carta africana de descolonização como 39° Estado africano, e a segunda, uma colónia desde 1482, inscrita como 35° Estado africano. Angola é um desses processos de descolonização bem sucedidos graças à implicação dos países membros das Nações Unidas no quadro das suas responsabilidades estatais. Entre inúmeros problemas até hoje sem solução figura o caso do território de Cabinda. Não é por simples rotina que mais uma vez queremos inspeccionar as páginas duma velha história portanto conhecida dos altos dirigentes da Comunidade Europeia. O problema de Cabinda ultrapassa a imagem deformada de que sempre foi atribuido sob influência de Angola, a saber aquela duma rebelião ávida de poder e excitada por ambições injustificadas. Ora, contráriamente a isso, o problema de Cabinda exprime a alma dum povo oprimido que lança um grito patético e reivíndica junto da Comunidade Internacional e particularmente da União Europeia, o seu direito légitimo e inalienável à autodeterminação. O nosso objetivo neste memorando não é contar simples factos passados, mas sim apresentar sincera e politicamente uma situação que deve merecer muito mais atenção do que indiferença da parte de todas as nações amantes de paz, de justiça e de liberdade. 2- GENERALIDADES Registado e reconhecido como 39° territorio africano a descolonizar pela O.U.A, nos anos 60, Cabinda tem cerca de 650000 habitantes entre os quais ¾ estão exilados nos países vizinhos, circunvizinhos e fora. Este território estimado de 10000km2 está situado entre a República Democrática do Congo, no Leste e Sul, a República do Congo, no Norte, e ao Ocidente pelo Oceano Atlântico. Está separado de Angola por uma faixa de terra de cerca de 65km da República Democrática do Congo. Cabinda e Angola foram duas colónias portuguesas separadas uma da outra e distintas histórica, geográfica e juridicamente até 1975. Em plena guerra fria a revolução dos cravos em Lisboa que culmina à queda da ditadura de Salazar teve como efeito imediato o desmantelamento do império colonial português tendo trazido como consequência a descolonização de Angola, de Moçambique, de Cabo Verde, da Guiné Bissau assim como de São Tomé e Príncipe. Apesar de inicialmente ter feito menção de reconhecer o direito do povo de Cabinda ao convidar os seus representantes em Lisboa, em 1974, na realidade sob influência da ideologia e dos interesses comunistas Portugal, então dirigido por um governo comunista, entende-se com os três movimentos angolanos de libertação, nomeadamente FNLA, MPLA e UNITA, e assina com estes os Acordos de Alvor que anexam unilateralmente o território de Cabinda ao território angolano sem nenhuma consulta antecipada da população cabindesa, esta última identificada com a FLEC que na altura estava politicamente representada no interior de Cabinda. Os acordos de Alvor, aliás violados e invalidados pelas partes signatárias conformamente ao Decreto-lei n°458-A/75, de 22de Agosto de 1975 sob os auspícios do General Costa Gomes, haviam suscitado um clima de confusão política e de confrontação armada tendo permitido ao MPLA a invasão e a ocupação militar do território de Cabinda no seu conjunto com a ajuda dos Russos e Cubanos. Assim, legalmente falando, nada justifica a ocupação de Cabinda por Angola senão por simples burla manifesta. Desde então, sob a vanguarda da FLEC, o povo de Cabinda tomou as armas para defender o seu território e os seus direitos inalienáveis, sendo legítima a luta de libertação contra a ocupação e a colonização segundo a resolução 1514(XV), de 14 de Dezembro de 1960, das Nações Unidas, sobre a concessão da indepedência aos países e povos coloniais. 3- A SITUAÇÃO ACTUAL NO INTERIOR DE CABINDA 3.1- SITUAÇÃO POLÍTICO-MILITAR A guerra continua e esta é imposta pelo governo de Angola obstinado na busca duma solução militar ao problema de Cabinda. Até presentemente a tensão é viva e palpável no território. A população de Cabinda assiste com inquietude a chegada nocturna dos reforços militares de Angola para Cabinda. Os novos contingentes militares assim como os antigos foram nos últimos tempos deslocados dos centros urbanos ao interior das matas escondidos longe dos olhos estrangeiros com o objectivo de apresentar uma imagem de paz ou dum terreno desmilitarizado aos observadores europeus. O carregamento de material bélico e o contingente militar chinês recentemente chegados em Cabinda via Ponta-negra não são visíveis no terreno e, isto, à luz da estratégia supracitada. Contudo, a presença militar chinesa levanta muitas interrogações no seio da opinião cabindesa, precisamente no que diz respeito à missão deste novo contingente num pequeno território já ocupado por cerca de 45000 soldados. Por conseguinte, a presença militar desproporcionada de Angola em Cabinda não pode ser entendida como uma atitude de paz nem tão pouco vontade politica da parte do governo angolano para a busca duma solução política negociada ao conflito existente. 3.2- A PROPÓSITO DAS ELEIÇÕES ANGOLANAS O Território de Cabinda conhece uma realidade política específica incompatível com o processo electoral angolano. Cabinda é um território, um povo, uma cultura, uma história, enfin, uma realidade distinta e separada de Angola. Primeiramente, o Povo de Cabinda pede que sejam organizadas negociações francas, abertas e inclusivas podendo colocar Cabindeses e Angolanos em volta duma mesa de diálogo na presença de observadores internacionais a fim de buscarem uma solução negociada ao futuro estatuto político de Cabinda. Seguidamente, o Povo de Cabinda pretende organizar-se livremente a fim de criar as suas instituições de soberania que serão encarregues de decidir e organizar eleições cabindesas livres e justas bem como a escolha da natureza de cooperação em coexistência pacifica entre Cabinda e Angola. Por conseguinte, para o Povo de Cabinda e a FLEC, impor eleições angolanas em Cabinda é o mesmo que "meter a charrua à frente dos bois". Para o Povo de Cabinda e a FLEC, o envolvimento de Cabinda no acto eleitoral angolano é interpretado como sendo um acto que legitima, por um lado, a ocupação ilegal e unilateral angolano do território de Cabinda que interveio desde 1974 e, pelo outro, o boicotado Memorando de Entendimento para a Integração de Cabinda em Angola assinado, a 1 de Agosto de 2006, em Namibe(Angola) entre António Bento Bembe e o Governo angolano. 3.3- REPRESSÃO POLÍTICA CONTRA POPULAÇÕES INDEFESAS Tendo padecido as mesmas aflições coloniais connosco, as autoridades angolanas agem como os novos colonizadores do povo de Cabinda na sua própria terra. Cada dia que passa é sinónimo de calvário para estas populações indefesas. Cabinda atravessa realmente os momentos mais difíceis e dramáticos da sua história face à cruel ocupação de que é vítima desde praticamente três décadas e meio. No interior de Cabinda, a ofensiva generalizada movida pelas forças ocupantes ao longo destes últimos seis anos com o objectivo de calar pela força das armas as reivindicações políticas cabindesas redobrou o clima de repressão política e policial contra as populações de Cabinda cada vez mais descontentes da presença angolana que consideram ocupante e opressiva. As perseguições e as detenções arbitrárias atingiram níveis alarmantes desde a assinatura do Memorando de Entendimento entre o Senhor Bento Bembe, dissidente da FLEC e antigo presidente do Forum Cabindês para o Diálogo (FCD), e o Governo angolano e, por outro lado, desde a extinção da Associação Cívica "MPALABANDA", única organização civil de defesa dos Direitos Humanos. Intensificaram-se as atrocidades com a publicação do Manifesto de consciência da Nação Cabindesa, a 10 de Janeiro de 2008, pela Sociedade Civil e os intelectuais cabindeses. É de sublinhar que Cabinda é a região em Angola com maior densidade de efectivos dos diferentes serviços de Defesa e de Segurança por km2. A tensão aumentou últimamente no interior profundo devido aos ataques sucessivos levados a cabo pelas forças nacionalistas da FLEC que não consideram o famoso Memorando de Entendimento rejeitado e boicotado por todo o povo de Cabinda. 26.12.2007, devido à morte dum cidadão brasileiro vítima de um ataque da guerrilha, todos os aldeões de Inhuca sem distinção de idade e de sexo, a 7 km da vila de Dinge, sofreram uma detenção em massa e em seguida conduzidos por veículos militares até ao local do ataque, em Sáfica, onde foram submetidos a interrogatórios e torturas físicas e morais. Várias casas e estabelecimentos comerciais foram pilhados nas aldeias de Conde, Conde Pequeno, Tando Malele, Chimpemba e Amáro Tati. À noite todos os detidos foram soltos por instruções superiores. As aldeias de Ncuto, uma região de grande influência da FLEC, conhecem inúmeros actos de represália por parte das forças angolanas. Sábado, dia 29.12. 2007 três cidadãos da aldeia de Seva de nomes Martins Yanga, André Nduli e Leão, foram detidos pelas FAA sob acusação de terem tomado parte num ataque da FLEC que tivera feito várias vítimas nas fileiras das forças angolanas. Estes últimos só serão postos em liberdade quatro semanas mais tarde. Durante esta vaga de detenções arbitrárias muitos outros civis foram detidos e maltratados tais como Gabriel Puati, 24 anos, Alexandre Mavungo, 70 anos, este último presidente da aldeia e pai de três filhos, César Nguimbi, Teresa Nsuami, 35 anos, António Chibilica, 45 anos e Willy, 15 anos. Apenas Gabriel Puati sucumbiu na sequência das torturas. Sem julgamento toda a gente permaneceu em estado de detenção durante dois meses antes de serem postos em liberdade. 28.01.2008, tiveram lugar quatro novas dentenções no Seva-Fazenda. Trata-se de João Luemba Mateus, Presidente da aldeia, Natalício Mbatchi, Horácio Nzau e Carol. 25.03.2008, durante um ciclo de actividades de peregrinação nas periferias da cidade principal de Cabinda, 5000 cristãos católicos da Igreja Lubunduno desencadearam uma marcha solene partindo de Santa Catarina até São Tiago. A um certo nível do percurso a manifestação caiu numa emboscada de um contingente de 80 elementos seleccionando a Polícia de Segurança Pública, da Polícia de Investigação Criminal e da Polícia Militar sob o comando do oficial de investigação, Oliveira da Silva, que tomou de assalto os pacíficos manifestantes. Apesar de terem justificado a legalidade do acto, a manifestação foi suspendida e as populações detidas em massa. Enquanto Luís Avelino Yebo e Xavier Soca, guias da manifestação eram encaminhados para investigações na Direcção provincial, todos fiéis católicos entre os quais, homens, mulheres e crianças foram mantidos durante cinco horas em São Pedro expostos ao ardente sol tropical, de 13 às 17horas, antes de serem relaxados. De 02,03 a 04.04.2008, três cidadãos cabindeses, nomeadamente João Mombo, 55 anos, chefe da aldeia de Micuma I, com seu filho de 18 anos, Zacarias Mombo, assim como Marcos Lúbuca, 35 anos, todos habitantes da mesma aldeia, foram detidos, espancados e torturados mortalmente por elementos das FAA na sequência de escaramuças circunvizinhas entre as forças governamentais e as da FLEC. Foram em seguida transferidos a Dinge onde foram tidos por desaparecidos após terem transitado pelos campos militares de Loma e de Caio, no Buco Zau, uma das regiões mais ao norte do território de Cabinda. 09.04.2008, Ana Futi, 26 anos, foi apanhada pelas FAA no Loango Pequeno sob acusação de ser noiva dum combatente da FLEC e foi forçada a conduzir uma patrulha de tropas governamentais nas matas onde foi selvaticamente maltratada e violada. À noite foi retrocedida na aldeia para tratamentos médicos. Nesta mesma ocasião, Januário André Vubo, 27 anos, e Marcelino Puabo, 25 anos, foram detidos na mesma aldeia, acusados de simpatizantes da FLEC, e pouco depois transferidos à Brigada de Dinge onde permaneceram sob detenção. Este quadro de inquietações é pior no interior, especialmente nas zonas rurais onde essas barbarias tornaram-se quotidianos, isto é violações de menores e de mulheres casadas, uma das armas de guerra utilizadas pelas FAA, fuzilamentos e execuções sumárias de cabindeses pelas suas opiniões políticas, detenções arbitrárias prisões extrajudiciárias, injustiças e desigualdades sociais, empobrecimento intencional das populações locais com o objetivo de mantê-las em estado de dependência, corrupção generalizada, compra de consciência de certos cabindeses para fins políticos em benefício do MPLA, interdição de aldeões em frequentar os seus campos agrícolas sob pretexto de abastecer a guerrilha. A situação apresenta-se muito mais grave com a destruição intencional e progressiva da civilização cabindesa ameaçada de desaparecimento total. A identidade cultural de Cabinda conhece uma insegurança face ao comportamento da Armada e Polícia angolanas que não respeitam os usos e costumes dos autóctones atentando volontàriamente contra os valores e símbolos do património cultural de Cabinda. Mesmo a Igreja local sofre influências e divisões políticas em benefício do MPLA. Estes factos são silenciados para serem ignorados fora graças à interdição formal aos jornalistas estrangeiros de fazer livremente reportagens sobre a vida em Cabinda. Só estes factos de destaque entre várias outras do drama dão alguma ideia do jugo ao qual estão submetidas as pacíficas populações de Cabinda. 4. SITUAÇÃO ACTUAL NO EXTERIOR DE CABINDA No exterior de Cabinda, principalmente nos países limítrofes, os refugiados cabindeses conhecem também um grande problema de segurança apesar de residirem em campos construidos pelo Alto Comissariado das Nações Unidas para os Refugiados (ACNUR). A inquietude dos refugiados cresce com os sucessivos raptos directos ou indirectos orquestrados a pedido expresso dos serviços de segurança angolanos e, pior ainda, na ausência de protecção tanto dos países hóspedes como dos organismos humanitários internacionais. Muitos raptos foram perpetrados antes e depois do ano 2007. Vamos aqui citar alguns factos principais: 15.02.2005, Alexandre Batche, refugiado de Cabinda foi raptado em Boma, no Bas-fleuve, na República Democrática do Congo, e extraditado em Angola a pedido dos serviços especiais angolanos. 17.05.2007, Kiminu Sassa, igualmente refugiado, sofreu um rapto no Tshela, no Bas-fleuve, e foi em seguida entregue forçosamente aos serviços de segurança de Angola. 18.07.2007, Tomás Conde, Augusto Conde, Tiago Giembo e Silvestre Massiala, todos refugiados, foram igualmente raptados no hospital de Kizu onde estavam internados em tratamento médico e em seguida extraditados para a prisão em Angola após terem transitado por Matadi, capital da província do Bas-Congo, na RDC. 16.11.2007, mais quatro refugiados cabindeses, entre os quais Cristiano de Jesus Mavungo, Francisco Taba, Daniel Sumbo e José Puanha, foram vítimas da mesma operação no campo dos refugiados de Seke-Zole, secteur de Mbundi Territoire de Seke-Banza, o campo sob a administração da ACNUR. Todos os refugiados capturados passaram directamente ao campo de concentração de Yabi criado por cirncunstâncias de guerra no sul do território de Cabinda. Do outro lado, em Ponta-Negra, no Congo Brazzaville tiveram lugar três outras detenções, nomeadamente os refugiados Manuel Maria Gomes, Pedro Sambo Mangovo e João Pedro Gomes, na sequência duma convocatória das autoridades locais. O acontecimento deu-se no dia 20 de Março de 2008. Ignora-se, no entanto, a sorte reservada aos detidos. 05.04.2008, um outro refugiado, Joaquim Leonardo Macosso, 52 anos, foi apanhado na aldeia de Mboubissi por elementos da segurança congolesa e, de acordo ao testemunho da esposa e das crianças traumatisadas abandonadas à sua triste sorte, foi conduzido a Ponta-Negra e posto em local desconhecido. 13.04.2008, Jorge Fernando, igualmente refugiado residindo no Tchintanzi, aldeia fronteiriça com Cabinda, foi detido por elementos da Policia congolesa e, de acordo com testemunho público, conduzido a Ponta-Negra onde estaria detido pela Segurança local. Estas detenções e raptos operam-se no quadro duma verdadeira "caça ao homem" contra cabindeses vivendo tanto nos centros urbanos como em província que se recusam aderir ao processo de paz assinado por António Bento Bembe, apesar da sua impopularidade e falta de representatividade no seio do povo de Cabinda, ou pura e simplesmente aqueles que negam repatriar-se apesar da instabilidade político-militar ainda reinante em Cabinda. Pode-se imaginar num clima de semelhante inquietude a agitação vivida no seio dos refugiados cabindeses nestes países onde já não beneficiam da protecção a que têm direito de acordo com o Direito Internacional Humanitário e a Declaração Universal dos Direitos do Homem. Assim, o povo de Cabinda procura saber se há um povo neste mundo indicado a cruzar os braços perante uma tal opressão. 5. VÁRIAS TENTATIVAS DE PACIFICAÇÃO NÃO SUCEDIDAS Diversas tentativas de pacificação encalharam por falta de vontade política da parte do governo angolano. Pois, como entender esta política angolana entretendo divisões no seio dos cabindas em cada etapa de negociações com objectivo de reduzir a parte cabindesa à redícula condição de falta de interlocutor válido? Os Cabindeses possuem maturidade suficiente para compreender e argumentar que caberia ao governo de Angola facilitar a aproximação e harmonização cabindesas à busca de interlocutor único, como agiram os colonialistas portugueses em Alvor para com os três movimentos angolanos de libertação (MPLA, FNLA e a UNITA) durante o período de transição. Tanto na época do cessar-fogo provisório de Sáfica (1985) sob auspícios das autoridades cubanas seguida de uma série de conversas em Brazzaville e em Ponta-Negra, na República do Congo, como durante as reuniões de 1994 de Paris (França) e as de 1996 em Libreville (Gabão) entre a FLEC-FAC e o governo de Angola, Luanda não evoluiu nos seus velhos hábitos de partido único a saber: pensamento único, arrogância, intransigência política, incapacidade de ouvir os outros, monopólio do processo cabindês sob manipulação e em benefício do MPLA, não respeito às opiniões nem dos cabindas nem da oposição angolana nem tão pouco da Sociedade Civil de Angola. As autoridades angolanas persistem, por um lado, na violência armada e na repressão policial e, pelo outro, nas habituais mascaradas que denominam "negociações". Esta artimanha apenas visa o fim das hostilidades militares e nunca uma verdadeira solução política podendo dignificar o homem cabindês ou melhor reconhecer o seu direito à autoderminação consagrada na Carta das Nações Unidas, no seu prêambulo, artigo 1 e artigo 55, cuja aplicação, depois da Segunda Guerra Mundial, deu à luz vários Estados na Ásia e na África. A Declaração Universal dos Direitos do Homem e a Carta Africana dos Direitos do Homem e dos Povos nos seus artigos 19 a 26 reforçam esta disposição. Em Agosto de 2004, sempre em busca da paz, o Povo de Cabinda criou e mandatou o Fórum Cabindês para o Diálogo (FCD) a fim de preparar conversações com o governo de Angola tendo em conta os interesses de todas as partes directa e indirectamente envolvidas neste conflito que ainda assola o território de Cabinda. Entretanto, os cabindas magoados e lagrimando deparam-se com mais uma manobra de diversão do governo de Angola que prefere e impõe o dissidente António Bento Bembe, recentemente deposto das suas antigas funções de Secretário Geral da FLEC e de Presidente do FCD, como interlocutor em nome de Cabinda com quem assinou um dito Memorando de Entendimento sem o consentimento sem mandato tanto da FLEC como do povo de Cabinda. A FLEC pensa que com demasiada intransigência política, Angola só encoraja a resistência cabindesa e faz perdurar um dos velhos conflitos armados em África correndo o risco de domesticá-lo e torná-lo uma verdadeira bomba retardada. Na realidade a resistência cabindesa torna-se um problema de gerações, pois o ideal cabindês não vai morrer como os cabindas morrem por baixo das bombas angolanas. 6. CONCLUSÃO Os dois povos, cabindês e angolano, passaram a mesma dor e aflições coloniais; podem com coragem escolher a via da paz para acabar com o velho conflito que lhes opõe, em vez de errar na lógica de guerra como se comporta até a data presente o governo de Angola. Uma solução pacífica não é certamente impossível desde que tenha em conta as reivindicações do Povo de Cabinda. O Povo de Cabinda aspira ao exercício do seu direito legítimo à autodeterminação. Que lhe seja permitido a possibilidade de pronunciar-se sobre as opiniões e vontade, porque o drama cabindês é um problema de vida e de sobrevida de homens, portanto, de um povo. Não poderá encontrar uma solução por simples imposição armada. O Povo de Cabinda tem o direito à existência, à expressão e à emancipação, isto é o direito de escolher o seu modus vivendi. Deve decidir sòzinho o seu destino num conjunto maior a fim de contribuir livremente ao desenvolvimento do seu território, do continente e do mundo. Em conformidade com as aspirações legítimas do povo de Cabinda, a FLEC aproveita a presença dos observadores europeus para enviar a presente mensagem a todos os países da União Europeia a fim de criar uma conjuntura política e diplomática favorável ao regresso imediato à mesa de negociações sobre o futuro político do Território de Cabinda. Eis algumas linhas fortes susceptíveis de restaurar e de facilitar a confiança política entre Cabindeses e Angolanos: À intenção da Comunidade Internacional, Assumir as suas responsabilidades a fim de pôr termo à morte de Cabindeses e de Angolanos que têm ambos os povos o direito à existência, à liberdade e à paz, dado que a maior riqueza em África e no mundo é a cima de tudo os recursos humanos bem realizados e nulamente as do subsolo. Criar e expedir uma comissão independente destinada a inquirir livremente sobre a situação política, social e socio-económica em toda a extensão do território de Cabinda. Velar ao respeito e à aplicação dos direitos do Povo de Cabinda começando pela sua autodeterminação, conforme reconheceu-se recentemente aos povos de Timor-Leste e de Kosovo. Na expectativa estão igualmente os povos das províncias separatistas da Geórgia e do Kacchimir. À intenção da Comunidade Europeia, em particular, "Neste mundo não se pode defender a sua própria liberdade sem defender a dos outros" extracto traduzido da declaração de Clarence Darrow, um ilustre advogado americano tornado célebre pela sua obra o "processo macaco" sobre a origem do homem. Não há grandes conflitos nem pequenos quando morrem homens. A FLEC e o Povo de Cabinda contam muito com a intervenção da União Europeia e acreditam que chegou o tempo para que o problema de Cabinda seja objecto de um examen responsável nas próximas cimeiras da União Europeia a fim de ajudar os Cabindeses e os Angolanos a enveredar corajosamente pela via do diálogo e a construir-se um futuro de paz. A FLEC permanece convicto de que só um diálogo franco, aberto, sincero e inclusivo entre as partes perante testemunhas internacionais poderá conduzir à uma solução política aceitável para todos. À intenção dos países vizinhos, A FLEC não deve ser julgada nem hoje nem amanhã como uma ameaça aos seus vizinhos, porque esta permanece fiel ao seu princípio tradicional de não ingerência nos problemas internos de outros países, não obstante ao esforço de diabolização indirectamente orquestrada por Angola com as falsas acusações de ingerência da FLEC nos últimos acontecimentos na RDC, precisamente no Bas-Congo (dossier Bundu-dia-Kongo). A FLEC está pronto a consentir outros sacrifícios para salvaguardar a estabilidade fronteiriça dos países vizinhos. Todavia a instabilidade quotidiana em Cabinda sempre teve repercussões negativas nos países vizinhos, principalmente o peso dos refugiados com todas as suas consequências. É do interesse que os nossos vizinhos com os quais partilhamos não só a fronteira comum mas também a mesma cultura de pesar em grande medida ao processo da pacificação definitiva do território de Cabinda. Eis porque os países circunvizinhos de Cabinda são chamados a colocar-se no meio da aldeia por forma a implicar-se com toda a imparcialidade a fim de ajudar os dois povos em conflito a construir-se a paz numa coexistência pacifíca que muito contribuirá na reconstrução da Sub-Região. À intenção do Governo Angolano, O Povo de Cabinda ousa crer que de ora em diante o governo angolano fará prova de vontade política a fim de criar um clima de pacificação percussor à organização de um diálogo sincero, transparente, franca e inclusivo sobre futuro político de Cabinda. Alguns sinais de desanuviamento destinados a convencer a opinião pública tanto cabindesa como internacional são aguardados da parte do poder político angolano, a saber: - Libertar todos os Cabindeses detidos nos centros dos refugiados dos países vizinhos e repatriados de força e transferidos para o campo de concentração de Yabi, no Sul de Cabinda. Assina Sr Alexndre Tati BUILO ESTANISLAU M. BOMA Vice Presidente da FLEC Chefe do Estado Maior General
LE FLEC A REMIS UN MANIFESTE AUX OBSERVATEURS EUROPPENS AU CABINDA DURANT LA TROUBLE CAMPAGNE ELECTORALE DES ANGOLAIS .
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